Lobstter
Renfort technique sur le portefeuille d'une agence / Onze missions clientes, du diagnostic à la mise en production
Sous-traitance technique récurrente pour une agence e-commerce : je prends les sujets Shopify, ERP, CRM et flux marketplace que l'agence ne peut pas porter en interne. Onze missions sur des marques de mode, de cosmétique, de B2B et de bricolage, du diagnostic à la bascule en production.
Le contexte
Lobstter est une agence e-commerce avec un portefeuille de marques en croissance. Comme toutes les agences, elle rencontre régulièrement des sujets qui demandent d’ouvrir le code de production, de lire une documentation d’API mal écrite, ou de démontrer qu’un bug vient de la plateforme et pas du client.
C’est ce que je prends. Depuis 2026, j’interviens en sous-traitance technique sur les missions de son portefeuille : je diagnostique, je développe, je documente, et l’agence garde la relation client.
Les missions décrites ci-dessous concernent des clients de l’agence. Elles sont présentées par nature de problème, sans nommer les marques.
Les missions, par type de problème
Un bug de frais de port qui coûtait de l’argent aux clients
Une enseigne de prêt-à-porter expédie depuis son entrepôt et depuis une vingtaine de magasins. Shopify calculait les frais de port par emplacement de stock, puis les empilait. Une commande de plus de 460 € se voyait facturer 15,80 € de port alors que la boutique annonce la gratuité dès 120 €. À l’international, le même mécanisme doublait le tarif.
Le diagnostic a demandé de décomposer trois commandes clientes réelles ligne à ligne pour prouver l’empilement. La correction : remplacer les tarifs transporteur calculés par sept forfaits natifs Shopify, pilotés sur le total de la commande et non sur l’emplacement.
Ce qui rend cette intervention défendable, ce n’est pas le correctif, c’est la méthode : cinq tests automatisés exécutés avant toute écriture en production, une bascule réversible en deux mutations et une trentaine de secondes, et une validation en checkout réel confirmant que le module de points relais survivait au changement.
Un catalogue entier invisible sur Google Shopping
Un grossiste B2B en produits d’esthétique avait 100 % de son catalogue refusé par Google Merchant Center. Quatre hypothèses ont été éliminées méthodiquement (stock, catalogue, prix, configuration Shopify) avant d’atteindre la vraie cause : un transporteur à tarifs calculés, que Google n’accepte pas pour la France.
Correctif appliqué, flux remis en traitement le jour même sur deux marchés, catalogue à nouveau éligible.
Dans la foulée, j’ai développé pour ce client un module d’alerte retour en stock branché sur Klaviyo : 365 lignes, trois fichiers, aucune application tierce ni dépendance externe, avec un chargement conditionnel qui n’ajoute pas un octet sur les fiches en stock, et sept réglages pour que le marchand reste autonome.
Un programme de fidélité désynchronisé
Une marque de prêt-à-porter avec plus de 76 000 clients Shopify voulait faire dialoguer son programme de fidélité, hébergé chez un éditeur CRM, avec sa boutique. Aucun connecteur n’existait.
J’ai conçu et développé la passerelle : un middleware d’environ 3 500 lignes couvrant dix-sept modes de fonctionnement, adossé à onze automatisations Shopify Flow et à une couche d’affichage Liquid sur le thème.
Le sujet réellement difficile n’était pas la synchronisation, c’était le nettoyage : des années de données de fidélité orphelines. L’audit final a parcouru les 76 259 clients un par un pour rendre un verdict vérifiable (zéro orphelin, zéro erreur) avant l’ouverture du programme.
Une migration de plateforme qui menaçait toute la logique marketplace
Un fabricant de produits de finition du bois réalise l’essentiel de son chiffre d’affaires sur dix marketplaces, via une plateforme de gestion de flux. Toute sa logique commerciale (prix par canal, libellés de couleur, dimensions de colis) vivait dans 276 règles de transformation enfermées dans cet outil. Changer de plateforme e-commerce sans les perdre était la condition du projet.
L’éditeur ne proposant pas d’export exploitable, il a fallu rétro-concevoir son API et son interface pour extraire la configuration, puis réécrire le moteur de règles afin de pouvoir les rejouer ailleurs. La vérification a comparé automatiquement plus de 560 000 valeurs d’attribut entre la sortie réelle de la plateforme et celle du moteur réécrit.
Livré avec des outils de pilotage dotés d’un garde-fou anti-production codé en dur. Sur ce genre de migration, la principale source d’incident, c’est la commande lancée sur le mauvais environnement.
Un canal B2B à ouvrir sans casser le B2C
Un laboratoire cosmétique vendant en direct voulait ouvrir un canal grossiste à son réseau de distributeurs, sur la même boutique, sans dupliquer le thème ni passer sur une offre supérieure.
L’architecture retenue s’appuie sur les tags client comme pivot : 38 marqueurs de bascule d’interface posés dans 15 fichiers de thème, quatre groupes tarifaires, une quantité minimum de commande imposée par métachamp de variante et alimentée par une automatisation idempotente, et un montant minimum de panier.
Le livrable qui a le plus servi n’est pas le code : c’est le document d’architecture qui explique au client pourquoi chaque décision a été prise, et qui permet à l’agence de reprendre le sujet sans moi.
Une migration de CRM avec son plan de chauffe
Une marque de bijoux migrait son e-mail marketing vers Klaviyo. La partie visible, recréer les gabarits et câbler les flux, est la plus simple. La partie qui décide du succès, c’est la délivrabilité : une base migrée d’un coup sur un nouveau domaine d’envoi finit en spam.
Mission livrée avec la migration des données, la construction des flux par API, la segmentation, un audit de conversion, un plan de chauffe progressif, et surtout la formation et la documentation pour que l’équipe interne reprenne la main.
Et aussi
Un pack d’implémentation SEO complet et des sections de thème sur mesure pour une marque de cosmétique, déployés en production sans accès à l’outil de développement de thème, en passant par l’API Admin. La réparation documentée de cinq automatisations en panne, dont deux bugs prouvés par log d’exécution. Un audit d’automatisations n8n. Une avant-vente de connecteur Shopify ↔ Odoo pour une maison de parfumerie, avec benchmark sourcé des connecteurs du marché et chiffrage de deux scénarios.
Ce que ce cas illustre
Une agence n’a pas besoin d’un prestataire de plus. Elle a besoin de quelqu’un qui prend le sujet en entier : le diagnostic, la démonstration, le correctif, les tests, le rollback et le document qui permet de s’en passer ensuite.
Les trois réflexes qui reviennent sur ces onze missions :
- Prouver avant de corriger. Décomposer des commandes réelles, éliminer les hypothèses une par une, produire la preuve. Un correctif sans diagnostic écrit est un pari.
- Tester avant d’écrire en production. Sur un compte marchand vivant, toute écriture est un risque commercial. Les tests passent d’abord, le rollback est prêt avant la bascule.
- Documenter pour être remplaçable. Le livrable qui compte, c’est celui qui permet au client de continuer sans moi.
Vous êtes une agence et vous avez un sujet qui déborde votre équipe ? Parlons-en.
« Communication claire, livrables propres, et surtout : il sait dire non quand une demande va contre nos intérêts. Rare et précieux. »